Sexagénaire passionné, Jean-Luc a découvert l’univers Porsche avec une 993 Targa, avant de passer par un Cayman GTS puis de s’offrir une 992 Carrera 4S Cabriolet. Il revient sur son parcours et cette passion vécue en famille, voici son histoire.
Un rêve devenu réalité
Comme une grande majorité de passionnés, Jean-Luc tire sa passion de son enfance, à une époque où les rêves paraissent inaccessibles : « Lorsque j’étais petit, l’automobile c’était un peu le rêve de gosse. Je rêvais d’avoir une voiture de sport, une Porsche ou une Ferrari. » C’est finalement la marque allemande qui obtiendra, plusieurs années après, les faveurs du passionné parisien. Un rêve devenu réalité à force de travail et de détermination : « Je suis issu d’une famille paysanne, donc je n’aime pas perdre mon argent. J’ai donc travaillé et j’ai pu m’offrir une Porsche ! »
Pour Jean-Luc, Porsche n’a jamais été une question de paraître, mais de cohérence : « Porsche, c’est un peu un choix de raison. Pour moi, ce sont les seules voitures qui font deux en un : vous pouvez faire de la route tranquillement et du circuit. Vous êtes sûr de partir et sûr de revenir. Je n’ai jamais eu un seul problème avec mes Porsche, même en dehors du circuit, sur de longues sorties ou en partant en vacances. »
De la 993 Targa au Cayman GTS
Avant de posséder sa 992 4S Cabriolet, le sexagénaire passionné découvre l’univers Porsche avec une belle 993 Targa en version américaine. Une voiture de balade qui initiera sa famille au plaisir parfois contraignant des Porsche : « On est parti plusieurs fois en vacances avec, on a fait la Dordogne avec ma femme et mes enfants. Parfois, ma fille, qui était relativement jeune, râlait quand elle était derrière… »
Quelques années plus tard, Jean-Luc, alors désireux de découvrir une autre partie de la gamme, se tourne vers un Cayman GTS acheté en Belgique : « Le Cayman, c’était le top du top, tout était vraiment sympa. Il nous a permis de faire du circuit avec mon fils. Quand on fait nos sorties en piste, on a vu ce que ça peut donner, ça permettait de tester ses capacités aux côtés d’autres Porsche. Mais au bout de trois ou quatre ans, les 340 chevaux ne suffisaient plus car les gens avaient des Porsche plus puissantes… »

Une 992 repérée depuis l’avion pour Houston
Arrive l’heure de changer de Porsche. Le cadre bancaire songe d’abord à une nouvelle 911 Targa, jusqu’à ce qu’une annonce imprévue s’en mêle : « J’étais dans l’avion pour Houston, pour mon travail. Je me baladais sur sur le site de Speed Star et j’ai vu qu’il y avait une super belle 992 cabriolet à vendre. J’ai donc envoyé un message à David Marciano, et nous avons discuté pendant au moins 45 minutes, alors que j’étais dans l’avion ! Ma précédente Targa venait de Houston alors je l’ai pris comme un signe ! On a un peu discuté et négocié, et il m’a dit de venir voir la voiture lorsque je serai rentré. » À son retour des États-Unis, Jean-Luc va la voir, et devient propriétaire d’une jolie 992 Carrera 4S Cabriolet : « Je me suis dit : allez, je me fais plaisir. La vie est courte ».
Plus largement, Jean-Luc souhaitait une Targa, mais les 911 Cabriolet ont fini par le séduire : « Porsche est très fort sur les capotes. Quand elle est fermée, elle épouse bien la ligne de la voiture, on se croirait dans un coupé. La capote est quasi rigide, c’est une très belle ligne, même fermée ». Le porschiste alternant entre Paris et la Provence, le cabriolet est quasi devenu un indispensable : « En Provence, on mange dehors à midi, vous pouvez vous balader, ouvrir la capote et vous avez les sièges chauffants, le volant chauffant, c’est super sympa. Vous perdez un peu en performance parce que c’est un peu plus lourd, mais vous gagnez en plaisir ! »

Un adieu à la 993
Le jour de la transaction, Jean-Luc avait soigneusement nettoyé sa 993 une dernière fois : « Au moment de la quitter, j’ai eu la larme à l’œil. C’est presque un arrachement, mais pour quelque chose de joli car je passe à quelque chose de complètement différent. » Il ajoute : « Je regardais des articles, des essais, des tests sur YouTube. J’ai passé des heures à voir ce que ça pouvait donner. » Puis vient le premier contact avec sa nouvelle Porsche : « Quand on rentre dans la 992, ce n’est pas pareil, on dirait une navette spatiale. Et puis elle est beaucoup plus large et beaucoup plus longue. »
À son volant, Jean-Luc a très vite pu faire le comparatif entre sa 993 et la fraîchement arrivée 992 4S Cabriolet : « C’est impressionnant, c’est sans fin, parce qu’on a deux turbos. Il y a un couple énorme : même à 2 000 tours, ça part tout de suite. Quand on accélère, on est accroché au siège, ça fait presque peur. Et ça tient tellement la route, il y a quatre roues motrices en plus, ça freine, ça tient : on a l’impression qu’on n’arrive pas à voir la limite. Dans la 993, on sentait qu’on pouvait mettre la voiture en défaut. Il n’y avait pas d’assistance à la conduite. » Il ajoute avec ironie : « Sur l’autoroute, je suis presque content de rencontrer des péages, pour pouvoir accélérer ! »
Au-delà des voitures, ce sont les rencontres qui ont marqué Jean-Luc : « J’ai rencontré pas mal de monde. Avec des copains, on fait des sorties Porsche, on rencontre des propriétaires, et vous avez tous les profils. Il y a des gens qui ont beaucoup d’argent, qui ont des entreprises, et d’autres qui sont plus simplement bouchers ou boulangers. Mais ils sont tous passionnés, c’est leur voiture, et le week-end ils vont rouler. Ils achètent bien, ils entretiennent, et au final ça ne coûte pas si cher que ça. »

Une passion partagée en famille
Plus globalement, Jean-Luc réserve sa 911 à des sorties plaisir, entre balades et sorties au golf. Et pour prolonger la passion Porsche, il envisage prochainement de rejoindre le Porsche Club PACA.
Côté famille, le passionné partage cet attrait pour les Porsche avec ses proches, notamment son fils : « On partage ça ensemble avec mon fils et ça se manifeste à travers des sorties circuit, des stages, aller au golf ensemble avec la voiture ou encore faire le rallye ensemble. »
Jean-Luc conclut : « Il faut se faire plaisir, la vie est courte, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Alors allez-y, foncez, il ne faut pas hésiter ! Quand on aime, on regarde si c’est raisonnable, et on le fait en fonction de ses moyens. Pour chaque personne, il y a un modèle qui convient, et il y a toujours un modèle pour se faire plaisir.»
Je remercie grandement Jean-Luc pour son histoire. Rendez-vous prochainement pour un nouvel épisode de “Votre Porsche, votre histoire” avec un nouveau propriétaire et une nouvelle Porsche. N’hésitez pas à nous partager votre histoire par mail via cette adresse : mteff@flat6editions.fr.





