Derrière la passion pour Porsche se cache parfois une véritable force de vie. C’est le cas de Florence et Jean-Philippe, un couple dont la Porsche 997 GTS Cabriolet est devenue bien plus qu’une voiture, voici leur histoire.
Une passion qui s’est imposée d’elle-même
Comme beaucoup de passionnés, Jean-Philippe et Florence ne s’attendaient pas à tomber aussi amoureux du monde Porsche. Leur premier contact avec la marque a été permis par un voisin travaillant chez Porsche France, lorsqu’il emmène le couple de cinquantenaire en balade dans le Gers : « Je ne m’attendais pas à trouver ça aussi génial. Je me faisais une fausse image du monde de Porsche et ça a été la très grande surprise. On a ensuite été prêts à s’investir de plus en plus et à se passionner de plus en plus », explique l’ingénieur aéronautique. Florence ajoute avec enthousiasme : « C’est presque inattendu. Ce n’était pas le but premier, mais on s’est fait prendre au jeu ! ». La passion pour Porsche était née.
Du Boxster à la Porsche 911
Après avoir possédé un Boxster 987, Jean-Philippe, en tant que féru d’ingénierie, souhaite goûter au comportement des 911 et de leur moteur en porte-à-faux arrière. Il se lance alors à la recherche de la perle rare, avec des critères précis : « Je voulais une Carrera 2 pour ressentir le balancier de la 911. C’est quelque chose de puissant. » Quant à la GT3 qu’il aurait volontiers choisie, elle est écartée d’un commun accord avec sa co-pilote de toujours : « Pour Florence, c’est trop raide. Alors la 997 GTS Cabriolet s’est imposée comme un bon compromis pour profiter à deux ».

La Porsche comme bouffée d’oxygène
Derrière cette histoire d’un couple de passionné se cache une réalité plus profonde. D’importants problèmes de santé ont contraint Florence à cesser son activité d’assistante maternelle et à renoncer à une partie de sa liberté physique. Et c’est avec une énergie et un enthousiasme particulièrement puissant qu’elle explique : « La passion Porsche est pour moi un échappatoire. Cette adrénaline, le fait de ressentir les sensations, ça m’apporte beaucoup de choses. C’est ce qui me permet de me booster, d’avancer, d’être toujours debout et d’avoir des buts ».
Descendre d’une 997 GTS en fin de road trip lui demande parfois plusieurs semaines de récupération, mais la question ne se pose pas : « La passion et l’adrénaline, tout ce que la Porsche peut m’apporter, c’est tellement au-delà de mes douleurs. Je me sens tellement vivante à ce moment-là. Dans mon canapé, j’ai mal et dans la voiture j’ai mal aussi, alors autant souffrir dans ma Porsche… »

Une Porsche ça s’apprivoise
Les premières heures au volant de la 911 ne sont pas de tout repos pour Jean-Philippe. Habitué à la motricité centrale du Boxster, il doit apprendre la logique du moteur en porte-à-faux arrière : « Deux jours après l’achat, je pars en week-end dans le Massif central. J’ai un copain qui a une 911 et j’avais du mal à le suivre. Je me disais que j’avais acheté une saucisse, qu’elle ne tenait pas la route ». Puis il comprend : « Il faut poser les freins avant d’attaquer le virage pour charger le train avant et laisser la masse arrière travailler. Maintenant c’est quelque chose dont je ne peux plus me passer ! »
Quatre ans après l’achat, le bilan est sans appel. La 997 GTS Cabriolet a apporté ce que le Boxster, pourtant adoré, ne pouvait pas tout à fait offrir. Jean-Philippe l’identifie d’abord du côté moteur : « Ce que je reprochais au Boxster, c’était une boîte trop longue par rapport au couple du moteur. En deuxième ça montait à 117, en troisième à 170. Et le moteur n’était pas si coupleux que ça. Alors que sur la GTS, la deuxième monte à 105, la troisième à 155, et il y a vraiment une disponibilité motrice qui est vraiment plaisante dans les virages. »
Ici, il n’est pas question de turbo, ni de quatre roues motrices, le couple de sudiste souhaite conserver le lien direct avec la route et surtout avec l’air extérieur, cabriolet oblige : « On aime vraiment rouler capote ouverte, même quand il fait trois degrés. On roule à fond comme ça. »

L’engagement associatif de Florence
Au quotidien, Florence est engagée dans l’association Roadtrips By Cédric. Elle est d’ailleurs responsable de la communauté féminine et organise différentes sorties et activités. Plus largement, cette activité bénévole a pris une place particulièrement importante dans sa vie : « C’est devenu une famille. On a eu des moments merveilleux et des moments difficiles dans le club, mais on s’est toujours soutenus. Il y a une sincérité dans l’amitié qui est incroyable ! », affirme-t-elle enjouée. Le prochain rendez-vous de la communauté se prépare pour octobre, autour des bastides du Tarn, avec Albi comme toile de fond : « Le rythme est léger, il y a ce côté de la passion Porsche, le shopping, être ensemble et partager, ce côté plus féminin en quelque sorte, que l’on apprécie particulièrement. »

Un moment suspendu au sommet du Stelvio
Parmi les souvenirs les plus marquants du couple en compagnie de leur Porsche, leur road trip dans les Dolomites en septembre 2024 occupe une place à part. Avec dix-huit voitures, le groupe s’étire dans la montée du Stelvio. Florence et Jean-Philippe arrivent les premiers au sommet. Ils attendent. Puis les entendent : « On les entend et on les voit arriver de loin. C’était incroyable. C’était chouette. »
Jean-Philippe, qui craignait d’être déçu par le col trop connu et trop fréquenté, vit au contraire une révélation. « Une fois là-haut, le sentiment était indescriptible. On se sentait léger, on se sentait euphorique, comme si on avait pris de la drogue. J’ai compris ce jour-là que j’ai besoin de rouler en montagne, en décapotable. C’était une confirmation », se rappelle-t-il.
Une 997 GTS pour le plaisir
Pour ce qui est de l’usage de leur 997 GTS, Florence et Jean-Philippe utilisent leur Porsche de manière ponctuelle lors de leurs différents roads trips ou « sortie flash », comme ils le disent. En parallèle, ils nous l’assurent : « La voiture ne sera jamais vendue. On lui met des kilomètres, c’est sans regret ». Florence ajoute avec une grande spontanéité : « C’est notre petit bijou ! »
Florence conclut finalement : « One life, la vie est courte, alors, je compte en profiter ! ». Jean-Philippe, lui, est catégorique : « Mon seul regret, c’est de ne pas avoir acheté de Porsche plus tôt ».
Je remercie grandement Florence et Jean-Philippe pour leur histoire. Rendez-vous prochainement pour un nouvel épisode de “Votre Porsche, votre histoire” avec un nouveau propriétaire et une nouvelle Porsche. N’hésitez pas à nous partager votre histoire par mail via cette adresse : mteff@flat6editions.fr.





