C’est ce jeudi 29 janvier, à l’occasion du salon Rétromobile de Paris, que les designers français Johan Marmier et Alan Derosier ont présenté leur projet commun alliant automobile et espace de vie. Pour vous donner une idée, l’un a créé une version moderne des Porsche 906 et 910 et l’autre a développé un espace dédié à la voiture. On part à leur rencontre.

Le projet de croiser le design automobile et la création de la Sixten a été rendu possible par Johan et Alan, deux amis se connaissant depuis 19 ans. Si Alan, lui, s’est orienté dans le design automobile, Johan, lui, s’est tourné vers le design d’espaces d’intérieurs commerciaux et, 19 ans plus tard, les deux amis se retrouvent.
Aux origines du projet
Guidé par sa passion pour Porsche, Alan a choisi la voie de l’automobile. En 2015, il dessine une maquette d’une Porsche dite « Vision », destinée aux jeux vidéo. Avec une petite équipe, ils poussent ces sketchs à une échelle plus aboutie, plus détaillée, jusqu’à ce qu’en 2016, après avoir fait la couverture de magazines automobiles, il reçoit le graal : un mail de Porsche le félicitant pour son travail, lui et son équipe.
Par la suite, il est repéré par Gemballa. C’est ainsi qu’il va notamment travailler à la création de la Gemballa Marsien, supercar tout-terrain au look impressionnant.
Après quelques années à dessiner pour des préparateurs et des constructeurs, il décide de se lancer en dévoilant le projet Sixten, dont nous allons vous parler.
Mais pour accueillir une telle voiture, il fallait un endroit adéquat, et c’est là qu’entre en jeu son ami Johan Marmier. Designer pour de grands noms comme Roche Bobois ou les thés Fauchon, il décide, il y a bientôt un an et demi, de créer son entreprise de garages sur mesure. C’est ainsi que naît P1 Espace Auto.

Le but de P1 Espace Auto est de créer de véritables écrins automobiles clés en main. « Il faut arrêter de mettre des supercars et des voitures de collection entre des parpaings », confie Johan. C’est avec cette mentalité que démarre l’aventure, et que dire des résultats ? Ils sont spectaculaires : les garages deviennent de véritables lieux de vie. Ils ne sont plus froids, plus désorganisés ; désormais, ce sont des lieux de partage complets alliant design, automobile et passion du client. Chaque garage est unique et fait sur mesure à la demande des clients, c’est le fil conducteur de ces projets.
Et cette année, les deux amis s’associent pour la présentation de la Sixten.
Un look néo-rétro
La Sixten, c’est un restomod des Porsche 906 et 910. Pourquoi ces modèles ? Alan a eu accès à de véritables moules des voitures. La partie pavillonnaire, notamment les portes papillon, est reprise de la 906, mais retravaillée afin que l’accès soit facilité. Les blocs avant et arrière, eux, sont repris de la 910 ; le design est modernisé et un peu plus trapu. Quant aux optiques arrière, elles proviennent de la Ferrari 488.

Le but de cette voiture est de transmettre un plaisir de conduite d’antan, que l’on retrouvait dans ces Porsche, à des propriétaires du XXIᵉ siècle, tout en créant un design intemporel. Pour ce qui est du plaisir de conduite, il devrait être au rendez-vous puisque la voiture devrait peser 750 kilos, développer 250 chevaux, le tout dans moins de 4 mètres de long et 1,10 m de haut : une véritable bombinette.
Un écrin dédié au projet
Pour accompagner cette œuvre d’art sur roues, Johan a imaginé un garage à la hauteur de la future Sixten. Pour cela, il reprend les codes d’Alan apposés à la voiture et les retransmet dans le mobilier. Le garage doit « être le prolongement de la voiture », de l’avis de son créateur. On retrouve donc quelques particularités, comme la partie basse de la Sixten, reprise dans les courbes du bar qui sera présent dans le garage. Au-dessus de celui-ci, le lustre est inspiré directement de la canule de la petite sportive, et les fauteuils seront réinterprétés en s’inspirant du dessin des jantes de la Sixten.
Pour découvrir la voiture, rendez-vous en mai au salon Top Marques de Monaco, où la Sixten sera officiellement présentée, avec bien évidemment son espace de vie inspiré directement de celle-ci.
Par Arthur Legrand.




