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Le circuit de Zandvoort : un tracé à part dans le calendrier de la PCCF

Pour la cinquième manche de la saison, la Porsche Carrera Cup France s’installe sur le circuit de Zandvoort. Entre dénivelés et bankings, on a voulu savoir pourquoi ce tracé est si particulier et quelles sont les contraintes subies par les 911 Cup et leurs pilotes. On fait le point.

La PCCF s’offre les dunes de Zandvoort

C’est donc sur les plages du Nord des Pays-Bas, à Zandvoort que la cinquième manche du calendrier de la PCCF a eu lieu du 18 au20 septembre. La dernière fois que le championnat français posait ses valises ici, c’était en juillet 2022. Et à l’époque, le week-end avait été largement dominé par un certain Dorian Boccolacci évoluant désormais en GT World Challenge au volant d’une 911 GT3 R.

Si on s’intéresse aujourd’hui au tracé néerlandais, c’est qu’il fait partie des circuits les plus insolites du calendrier de cette saison 2026 de la PCCF. Son emplacement hors du commun et le défi qu’il impose aux pilotes lui donnent un caractère unique. Placé à seulement une centaine de mètres des plages de la mer du Nord, Zandvoort nous offre tout au long du week-end un décor des plus agréables entre mer et dunes. Mais sous ces apparences esthétiques, Zandvoort est en réalité un vrai défi pour les pilotes de la Porsche Carrera Cup France. La météo y est très changeante et nous en avons d’ailleurs eu la preuve après des trombes d’eau tombées le jeudi matin lors des tests privés, un grand soleil a ensuite débarqué en fin d’après-midi… Et lorsque les pilotes prennent finalement leurs marques en piste, le vent vient très vite ajouter son grain de sel en dirigeant le sable des dunes sur la piste, alors rendue glissante. À noter que tout au long du week-end et à chaque session de roulage, des incidents de piste ont eu lieu.

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Des virages inclinés jusqu’à 18°

Surnommé le « rollercoaster », Zandvoort est connu pour ses virages relevés vers l’intérieur, les fameux « bankings ». On en compte deux : le Hugenholtz (virage 3), une cuvette inclinée à 18° et l’Arie Luyendyk (virage 14), incliné à 18° également. Ce dernier offre d’ailleurs la possibilité aux pilotes de la PCCF d’être abordé pied au plancher avant d’attaquer la ligne droite. Du côté du Hugenholtz, cette courbe existait dès le tracé d’origine et porte le nom du premier directeur du circuit. Si son inclinaison fait aujourd’hui sa renommée, sa façon de l’aborder également.

« Il n’y a pas qu’une seule bonne façon d’entrer dans ce banking, le tout, c’est de bien ressortir. Tous les virages inclinés ne se ressemblent pas », nous explique Gabriel Péméant, team manager chez GP Racing Team.

En effet, lorsque vous observez les 911 Cup entrer dans ce virage, toutes n’entrent pas de la même façon. Certains pilotes privilégient le milieu de la courbe pendant qu’une majorité restent en haut du banking en maintenant leur vitesse avant de plonger vers la sortie. Plus largement, les contraintes infligées aux 911 Cup dans ce virage sont bien différentes de celles d’une courbe « standard », comme le rappelle Gabriel : « Ici, on a beaucoup plus de contraintes verticales que latérales du fait de l’inclinaison du virage. Il y a un effet de tassement, les suspensions sont comprimées et la carcasse des pneus est écrasée de manière uniforme ». Ces forces se ressentent également derrière le volant : « Dans les 911 Cup, les pilotes ressentent une compression qui les tasse au fond du siège, ce qui est plutôt agréable pour eux. Ils sont comme sur un rail et se sentent tractés ».

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Porsche et Zandvoort : une histoire de victoires et de records

Historiquement, Porsche a toujours laissé ses traces sur les circuits du monde entier et Zandvoort n’y fait pas exception. Avant de devenir une légende du sport automobile néerlandais, Gijs van Lennep a d’abord gagné ici même, en 1969, à une époque où le tracé était différent. Deux ans plus tard, il remportait les 24 Heures du Mans 1971 au volant d’un monument roulant : la Porsche 917 K.

Un demi-siècle après ce triomphe, c’est de nouveau à Zandvoort que la marque allemande a écrit une page de son histoire. En 2021, elle s’est mesurée à l’asphalte néerlandaise avec une 911 GT2 RS préparée par Manthey Racing. Homologuée pour la route et équipée du kit Manthey Performance, la GT2 RS était pilotée par Larry Ten Voorde, alors double champion de la Porsche Mobil 1 Supercup. Ce jour-là, la grande question était de savoir si le banking Arie Luyendyk passerait à fond comme pour les 911 Cup. À la sortie de son contre-la-montre, le pilote néerlandais a répondu sans détour : « Oui ça passe ! Avec les fesses crispées, certes, mais c’est possible ! ». Résultat : un tour bouclé en 1’38″20 et un nouveau record établi par une voiture de série pour Porsche.

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Crédit Photo : Alexis Goure – Porsche AG

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