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La répression a ses limites

  • Par svgc
  • Le 08/09/2016

Le nom de ce groupe Facebook a le mérite d'être clair : le groupe qui te dit où est la police en Aveyron. Son but : prévenir ses membres des emplacements radar de la région.

Pas du tout au goût du ministère public, qui en 2014 cite plus de 10 membres de ce groupe à comparaître sur la base d'un article du code de la route interdisant l'utilisation de dispositifs permettant de se soustraire aux infractions routières.

En découle une forte polémique. Pourquoi interdire un groupe Facebook alors que des apps, des appareils (de type Coyote) et même des médias permettent de connaître les emplacements des radars ? Une polémique à laquelle la cour d'appel met un terme en décidant le 7 juin dernier la relaxe générale des membres incriminés.

Dernier petit sursaut jusqu'à mardi dernier, le 6 septembre, le procureur général ayant en effet fait appel de la décision, mais ce jour là la cour de cassation a confirmé la relaxe. Le fait d'avertir ou d'informer de la localisation de radars n'est pas interdit aurait ainsi rappelé la cour.

Comme quoi, dans un pays où la répression semble souvent à la fois aveugle et prête à dépasser les limites du droit à la liberté d'expression, il arrive aussi que le sens commun reprenne le dessus…

Radar 2

Facebook répression radar